samedi 14 avril 2018

Isabelle Mergault - Un escargot tout chaud

Les "Grosses têtes" est une émission que j'aime (enfin plutôt que j'aimais) écouter. Isabelle Mergault y fait preuve de beaucoup d'esprit, d'une énorme mauvaise foi, et d'une culture étonnante. 

J'ai vu deux de ses pièces de théâtre et j'ai adoré. Ses films m'ont fait rire, surtout "Je vous trouve très beau" qui est à la fois touchant, drôle et surtout terriblement émouvant!

Quand elle publie un livre, il est donc assez logique que je le lise, n'est-ce pas?

C'est assez bien écrit, mais c'est surtout une histoire sans temps mort! Même si elle est un peu invraisemblable,j'ai passé un bon moment en lisant cette petite fable. 

L'histoire? Six personnes se retrouvent enfermées dans une bijouterie quand un braqueur entre et les garde en otages. Ah oui, j'allais aussi oublier le chien! Un couple, leur fille et son amoureux, une vieille dame, un ami de l'épouse et le braqueur se retrouvent dans un huis clos assez surréaliste! Le dénouement l'est tout autant!

J'ai passé deux heures de lecture bien sympathiques... 









Isabelle Mergault, Un escargot tout chaud, Editions Grasset, 2017, 174 pages


samedi 31 mars 2018

Marc Dugain - Ils vont tuer Robert Kennedy

Ce livre est le premier de Marc Dugain que je lis et j'ai été subjuguée par sa maîtrise de la langue française, dans tous les domaines. Ses phrases sont magnifiquement bien construites, même lorsqu'elles sont longues; les mots sont choisis avec soin et délicatesse malgré la difficulté du récit. Depuis très très longtemps, j'étais à la recherche d'une telle plume à la fois fluide, sensible, et surtout terriblement percutante.

Malgré certaines longueurs, certaines répétitions, je n'ai pas pu lâcher ce livre alors que j'ai eu beaucoup de mal à adhérer à l'histoire.

Les thèses complotistes concernant les assassinats de deux frères Kennedy, Jack (dit John) et Robert (dit Bobby), respectivement en 1963 et 1968 sont nombreuses. Ce récit en évoque une autre, ou d'autres, mêlant à la fois psychologie, histoire et schizophrénie.

Ces théories ne m'ont pas convaincue, loin de là, mais ce n'était sans doute pas le but de ce livre. 

Ce qui m'a convaincue, en revanche, et même plus que ça, c'est le talent de narrateur et d'écrivain de Marc Dugain. J'attendrai un moment avant de lire un autre de ses livres, mais j'en lirai d'autres, sans aucun doute! 

Quelques mots de l'histoire: Mark, professeur d'histoire à Vancouver, est persuadé que la mort de ses parents à un an d'intervalle, dans des circonstances particulières, est liée à l'assassinat de Robert Kennedy. Le récit de l'assassinat de JFK et de RFK ainsi que de leurs aventures extraconjugales réelles ou supposées, les possibles complots et les évènements historiques de l'époque se succèdent de page en page. Entretemps, les tourments de Mark représentent l'autre côté de l'histoire. Faits avérés? Schizophrénie? Au lecteur de se faire son propre avis.

Pour conclure, je vous livre deux citations qui m'ont particulièrement marquée:

  • Le seul pays (l'Amérique) parvenu à l'âge adulte en moins de deux siècles, là où d'autres ont mis des millénaires à mûrir, ne voit que des nations infantiles autour de lui, prêtes à sombrer dans des considérations idéologiques puériles sur l'avenir de leur société.

et

  • Toujours selon elle (Hélène), l'élection, à peine dix ans plus tôt, de François Mitterrand, ancien collaborateur et résistant présumé, homme profondément à droite par sa culture et nombre de ses convictions, élu sous une étiquette socialiste alors qu'il avait pour le peuple l'exquise condescendance du pervers pour sa proie, exerçant sa fonction présidentielle comme le dernier des Capétiens, entouré d'une cour de grands bourgeois convaincue qu'un élan du coeur vaut mieux qu'une aumône qui vaut mieux qu'un partage, cette élection, trente-six ans après la libération, donnait à elle seule la mesure de la confusion schizophrène qui s'était emparée du pays depuis la fin de la guerre.
 





Marc Dugain, Ils vont tuer Robert Kennedy, Editions Gallimard, 2017, 398 pages

vendredi 9 février 2018

Christian Jacq - La pierre de lumière - Tome 1: Nefer le Silencieux

Christian Jacq est un auteur prolifique que j'aime lire. La raison en est simple: il "vulgarise" l'histoire de l'Egypte ancienne et, dans ses romans, la rend accessible au grand public.

Même si ce livre a été acheté il y a bien longtemps, vu l'époque à laquelle l'histoire se déroule, il n'est en rien démodé! 

Que dire sur la prose de Christian Jacq, qui n'ait pas encore été dit? Pas grand chose à vrai dire. J'aime ses envolées presque lyriques, son style, simple certes, mais terriblement efficace qui fait que, une fois un chapitre terminé, on se dit "encore un et je ferme", mais on ne "ferme" pas! 

L'histoire? Je vais tout de même vous en toucher quelques mots: La Place de Vérité est une cité presque interdite. Pourquoi presque? Seules les personnes ayant entendu l'appel peuvent y entrer pour y travailler comme artisans ou comme artistes. Parmi eux, Ardent et Nefer. Une amitié forte les lie car Ardent a sauvé la vie de Nefer.

Cette cité presque mystérieuse n'a qu'un seul maître, le pharaon Ramses II lui-même!

Afin de protéger son secret, ce village est gardé de main de fer par des gardes très attentifs. Or, voilà qu'un garde est retrouvé mort. A-t-il été assassiné? Est-ce que quelqu'un cherche à déstabiliser l'équilibre de la Place de Vérité?

Intrigues, soupçons, passions, art et amour ficèlent cette histoire qui nous tient en haleine du début à la fin! Vivement le tome 2!!


 





Christian Jacq, La pierre de lumière, tome 1: Nefer le Silencieux, Editions XO, 2000, 420 pages


vendredi 2 février 2018

Frédéric Saenen - Stay behind

La couverture m'a plu, le quatrième de couverture également; il n'en faut pas plus pour que j'achète ce livre!

Mickaël, divorcé de Aurélie et père de Emma, n'a pas connu ses parents, décédés dans un accident de voiture alors qu'il avait à peine quelques mois. Recueilli par son parrain, il se rend chaque jour à l'hôpital rendre visite à ce denier, atteint d'un cancer en phase terminale.

Ce parrain, dont l'identité ne nous sera révélée que dans les dernières pages du roman, est un peu particulier. Raciste, taciturne, voire brutal, cet homme n'a, a priori, rien pour plaire. Mickaël y est pourtant très attaché.

Soudainement, lors d'une visite, ce parrain fait des confidences à Mickaël... il est Ronald Reagan. Cela pourrait porter à sourire et faire croire que le parrain en question est en train de perdre la tête. Il n'en est rien. Il a des choses à raconter, à expier.

S'en suit un récit, dédoublé au présent et au passé, durant lequel ce parrain raconte comment il aurait pu devenir un voyou, voire pire, un vrai bandit! 

L'histoire fait penser aux "Tueurs du Brabant Wallon" qui ont sévi en Belgique dans les années 80, mais l'auteur ajoute d'autres concepts et réalités: pédophilie (autre affaire retentissante en Belgique), fin de vie, racisme, mensonges et violences notamment.

L'idée de départ est assez intéressante, mais je trouve qu'elle a été maladroitement écrite. Le texte est facile à lire; les deux récits "passé" et "présent" sont un magnifique "page turner", mais il manque un petit quelque chose en plus qui ferait de ce livre une petite pépite. 

Le fait de partir dans tous les sens à partir des deux tiers de l'histoire et d'introduire de nouveaux évènements dessert le récit, car le lecture (en tout cas moi) reste sur sa faim. Les éléments sont exposés, mais pas creusés, ni développés. C'est dommage.

Même si j'ai apprécié la lecture de ce livre, il me reste un goût de "trop peu" ... 







Frédéric Saenen, Stay behind, Editions Weyrich, 2014, 168 pages


jeudi 21 décembre 2017

Aurélie Valognes - Mémé dans les orties

Que dire de ce livre? J'ai eu du mal à le lire, malgré les 280 pages, écrites en "grand", qu'il contient.

L'histoire est gentillette, remplie de bons sentiments, mais elle ne me transporte pas du tout. Je n'ai jamais ri, ni même souri. Les personnages (Ferdinand, Mme Suarez, Juliette, Mme Claudel, Mamy Mad et les autres) sont de vraies caricatures. 

A vrai dire, j'ai même du mal à comprendre l'engouement que ce livre a suscité. Je pensais passer un moment de détente et, au final, cela n'a pas vraiment été le cas car je me suis forcée à la terminer. Je n'avais pas spécialement envie de connaître la fin, cousue de fil blanc et un peu bâclée aussi, avec un pseudo-rebondissement de dernière minute auquel on s'attendait depuis le milieu de l'histoire, mais parce que je déteste ne pas terminer un livre.

L'histoire? Je vais tout de même vous en toucher un mot.... Ferdinand, vieux bougon de 80 ans, vit seul dans son appartement. Asocial au possible, il ne se préoccupe que de sa chienne Daisy et très peu de sa fille Marion, qui a fui à Singapour, ou de son petit-fils Alexandre. Mais voilà qu'arrivent dans sa vie Juliette, une petite fille de six ans tellement mature qu'elle n'est pas crédible, et Mme Claudel, une "vieille" de plus de nonante ans tellement jeunette qu'elle n'est pas plus crédible que la précédente. Ces deux personnes vont chambouler la vie de Ferdinand au point d'en faire un grand-père (presque) idéal. 

Peut-être n'ai-je pas compris le côté "décalé" du livre; je reste néanmoins plutôt sur une mauvaise note.

L'écriture est aussi maladroite (je déteste les négations qui ne comportent pas de "ne"), contient des phrases sans verbes, etc ... Je dois probablement être trop "classique" pour ce genre de bouquin.

 



 

Aurélie Valognes, Mémé dans les orties, Editions Michel Lafon, 2015, 280 pages







vendredi 1 décembre 2017

Paul Cleave - Ne fais confiance à personne

Quand les éditions Sonatine organisent un concours sur Facebook où la question est d'identifier un auteur à partir de quatre photos de personnalités néo-zélandaises, dont Dan Carter (quel rugbyman!) et Peter Jackson, je m'empresse de répondre ... et je gagne le livre de Paul Cleave! Quelle joie! 

Je voudrais donc remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour leur concours et aussi pour l'envoi (hyper rapide) du livre que j'ai lu avec délectation.... 

Jerry Gray est un auteur de romans policiers atteint de la maladie d'Alzheimer, le Capitaine A comme il l'appelle. A seulement 49 ans, Jerry voit sa vie chamboulée, très rapidement, car la maladie progresse à la vitesse grand V.

Henry Cutter est le pseudonyme que Jerry utilise pour écrire ses livres. 

Mais qui est vraiment Jerry? Henry est-il le "vrai" Jerry?

Jerry commence à avouer des meurtres qui ont été commis dans ses livres. Mais ... les a-t-il vraiment commis? ou est-ce Capitaine A qui lui joue des tours? Peut-on le croire alors qu'il a des problèmes de mémoire? Jusqu'à quel point est-il impliqué?

Avec un rythme haletant mêlant à merveille les moments de lucidité et les moments de démence de Jerry, Paul Cleave nous entraîne dans une histoire tellement bien construite (même si elle semble un peu confuse au début, mais son héros l'est également, cela justifie donc les 30 premières pages) qu'il est quasiment impossible de lever le nez du livre! 

En parfait "page turner", il enchaîne les chapitres les uns après les autres avec maestria, amenant dans chacun d'entre eux soit un nouveau personnage, soit un nouvel élément utile à la compréhension de l'énigme; ce qui nous fait, bien entendu, continuer la lecture car nous ne savons pas très bien où se termine la vérité et où commence la fiction.

Enfin, le dénouement est tout bonnement ... stupéfiant!

Cette histoire est un vrai régal: j'aime le style clair et percutant de l'auteur, l'humour noir qui se dégagent de ses phrases. Tous les éléments d'un sacré bon livre sont réunis dans ces 458 pages

Un énorme coup de cœur!  







Paul Cleave, Ne fais confiance à personne, Editions Sonatine, 2017, 458 pages

lundi 9 octobre 2017

Julie de Lestrange - Danser encore

Il y a quelques mois, sur Facebook, je reçois une demande d'ami de la part de Julie de Lestrange. J'avoue ne pas connaître cet auteur, alors je fais quelques (brèves) recherches et, comme son univers me plaît, j'accepte volontiers son invitation.

J'achète tout d'abord son premier livre, intitulé Hier encore, c'était l'été. Je devrais avoir honte, mais je ne l'ai pas encore lu ... mais vous savez que ma PAL est immense :) 

Il y a quelques semaines, sur sa page Facebook, Julie propose à des blogueurs/blogueuses de recevoir son dernier "bébé" en échange d'une critique. Vous imaginez bien que je n'hésite pas une seule seconde ...Le livre met quelques semaines à arriver dans ma boîte aux lettres. Les méandres de la poste sont toujours et resteront à jamais un mystère pour moi.

Bref, j'ai enfin ce livre entre les mains et je m'empresse de le lire.

En le commençant, je me rends compte qu'il est la suite, si je peux dire cela ainsi, de Hier encore, c'était l'été, que je viens de mentionner. Soit, je décide de continuer la lecture de celui-ci, je ferai les choses à l'envers; après tout, ce n'est pas la première fois, n'est-ce pas? (sourire)

Alexandre et Marco sont des amis d'enfance, ils connaissent (presque) par coeur. Alexandre est marié à Sophie et, ensemble, ils ont deux adorables bambins, dont Nathan, qui est asthmatique à un degré assez grave. La vie n'est pas toujours rose .... Marco est célibataire mais fréquente Pénélope. Il dit ne pas l'aimer, elle l'aime profondément et veut un enfant de lui. 

Jusque là, l'histoire semble idyllique. Sauf que ... et bien oui, il y a un "mais". Un évènement aussi inattendu que dramatique va chambouler la vie de tous les protagonistes. L'histoire en elle-même? Je vous laisse la découvrir. C'est un livre très sympathique à lire, vraiment! Ce n'est pas le genre de livre que je lis habituellement, mais j'ai aimé, beaucoup aimé! C'est drôle, touchant, amusant, réaliste, fantaisiste, et surtout c'est bien écrit! Ce qui est un point positif de plus. 

En quatre mots, je vous le recommande. Bonne lecture :)







Julie de Lestrange, Danser encore, Editions Mazarine, 2017, 269 pages

mercredi 4 octobre 2017

Lars Kepler - L'hypnotiseur

L'été dernier, j'avais lu Désaxé des mêmes auteurs. J'avais eu quelques difficultés à bien cerner le personnage de l'inspecteur Joona Linna car celui-ci, personnage récurrent des œuvres du couple suédois, a une vie mouvementée tant au niveau personnel qu'au niveau professionnel.

Il fallait donc que je commence par le début et c'est la raison pour laquelle j'ai lu ce livre.

A priori, l'intrigue est passionnante: un meurtre particulièrement sordide et sanglant a lieu et l'inspecteur Linna enquête. Il demande à un psychiatre, Eric Maria Bark, d'examiner Jozef, unique survivant de la tuerie qui a décimé sa famille. Le but est de l'hypnotiser pour qu'il puisse livrer le plus d'informations possible à la police. Oui, mais voilà ... Eric Maria Bark n'est pas très enthousiaste à l'idée d'hypnotiser à nouveau; sa dernière expérience a été un véritable fiasco.

L'enquête se dirige également vers Evelyn, la sœur de Jozef.

Lequel des deux ment? Lequel des deux est l'assassin? Joona Linna ne tarde pas à découvrir la vérité, aux alentours de la 100e page, déjà! 

Intéressant n'est-ce pas? Malgré cela, et malgré son titre, ce livre ne m'a pas du tout hypnotisée ...

A partir de la page 200 environ, les choses deviennent enfin intéressantes: Benjamin, le fis d'Erik est enlevé et Jozef s'évade de l'hôpital ... Est-ce le second qui a enlevé le premier? ou est-ce quelqu'un d'autre? 

Le rythme de l'histoire s'emballe un peu, devient plus intense, mais retombe comme un soufflé pas suffisamment cuit. On fait un bond en arrière de dix ans, on suit Erik dans ses errements hypnotiques, avec des patients un peu, voire totalement, barrés ... Cette parenthèse apporte des éléments utiles à l'histoire mais, encore une fois, est bien trop longue!
  
En résumé, et malheureusement, j'ai retrouvé dans ce livre tous les travers que j'avais découverts dans le premier livre lu. Celui-ci dépasse les 500 pages, mais je pense que la moitié d'entre elles pourraient être évitées.

Il me reste un livre de ces auteurs dans ma PAL, je n'en achèterai pas d'autres. Dommage.







Lars Kepler, L'hypnotiseur, Editions Actes Sud, 2010, 510 pages




dimanche 30 juillet 2017

Désiré Baudru - Sexus cinematographicus, les amours secrètes du cinéma français

Le titre est alléchant, le sous-titre l'est encore plus.

Croyant qu'il s'agissait d'un livre semblable à Sexus politicus que j'avais lu il y a quelques années, je n'ai pas hésité à l'acheter.

Pourtant, ce livre n'est pas vraiment une "étude", mais plutôt une liste, non exhaustive, des stars du cinéma français (de toutes époques et de tout genre) et de leurs histoires, ou supposées telles.

Parfois j'avais l'impression de lire un journal à sensations, sans trop de sensation et sans photo.

Bonne lecture! 
 






Désiré Baudru, Sexus cinematographicus, Editions Nouveau Monde, 2016, 256 pages






vendredi 9 juin 2017

Tanguy Viel - Article 353 du code pénal

Martial Kermeur a été arrêté par la police après avoir jeté à la mer Antoine Lazenec, promoteur immobilier de son état.

Jusque là, rien de bien original me direz-vous ... et pourtant!

Ce roman nous entraîne dans une atmosphère de huis clos entre le juge et l'inculpé, une sorte de "Garde à vue" revisitée, moderne. Je parle ici du chef d’œuvre de Claude Miller. 

Tout au long des 174 pages, l'auteur nous emmène dans la vie de Martial Kermeur. Il explique, au fur et à mesure, les raisons qui ont pu le mener à un tel drame: son divorce tout d'abord, difficile; la garde son fils Erwan, qui n'est pas simple non plus; le licenciement dont il a fait l'objet, toujours difficile à supporter quelle qu'en puisse être la raison et enfin le projet immobilier de Lazenec, qui laissait miroiter monts et merveilles et qui s'est soldé par un échec.

Ces échecs ont mené Kermeur au pire ... 

Chaque chapitre est haletant; même si cela peut sembler un peu lent étant donné qu'il s'agit, comme déjà mentionné, d'un genre de huis clos, il y a une intensité et une émotion rares dans les mots et les phrases de l'auteur. Chaque mot sonne juste et donne vie à cette histoire. Ce roman est incroyablement bien fichu!

J'ai savouré chaque minute de lecture et cela faisait bien longtemps que cela ne m'était plus arrivé!

Ce livre est une magnifique découverte... 

Bonne lecture à tous!








Tanguy Viel, Article 353 du code pénal, Les Editions de minuit, 2017, 174 pages