vendredi 1 décembre 2017

Paul Cleave - Ne fais confiance à personne

Quand les éditions Sonatine organisent un concours sur Facebook où la question est d'identifier un auteur à partir de quatre photos de personnalités néo-zélandaises, dont Dan Carter (quel rugbyman!) et Peter Jackson, je m'empresse de répondre ... et je gagne le livre de Paul Cleave! Quelle joie! 

Je voudrais donc remercier chaleureusement les Editions Sonatine pour leur concours et aussi pour l'envoi (hyper rapide) du livre que j'ai lu avec délectation.... 

Jerry Gray est un auteur de romans policiers atteint de la maladie d'Alzheimer, le Capitaine A comme il l'appelle. A seulement 49 ans, Jerry voit sa vie chamboulée, très rapidement, car la maladie progresse à la vitesse grand V.

Henry Cutter est le pseudonyme que Jerry utilise pour écrire ses livres. 

Mais qui est vraiment Jerry? Henry est-il le "vrai" Jerry?

Jerry commence à avouer des meurtres qui ont été commis dans ses livres. Mais ... les a-t-il vraiment commis? ou est-ce Capitaine A qui lui joue des tours? Peut-on le croire alors qu'il a des problèmes de mémoire? Jusqu'à quel point est-il impliqué?

Avec un rythme haletant mêlant à merveille les moments de lucidité et les moments de démence de Jerry, Paul Cleave nous entraîne dans une histoire tellement bien construite (même si elle semble un peu confuse au début, mais son héros l'est également, cela justifie donc les 30 premières pages) qu'il est quasiment impossible de lever le nez du livre! 

En parfait "page turner", il enchaîne les chapitres les uns après les autres avec maestria, amenant dans chacun d'entre eux soit un nouveau personnage, soit un nouvel élément utile à la compréhension de l'énigme; ce qui nous fait, bien entendu, continuer la lecture car nous ne savons pas très bien où se termine la vérité et où commence la fiction.

Enfin, le dénouement est tout bonnement ... stupéfiant!

Cette histoire est un vrai régal: j'aime le style clair et percutant de l'auteur, l'humour noir qui se dégagent de ses phrases. Tous les éléments d'un sacré bon livre sont réunis dans ces 458 pages

Un énorme coup de cœur!  







Paul Cleave, Ne fais confiance à personne, Editions Sonatine, 2017, 458 pages

lundi 9 octobre 2017

Julie de Lestrange - Danser encore

Il y a quelques mois, sur Facebook, je reçois une demande d'ami de la part de Julie de Lestrange. J'avoue ne pas connaître cet auteur, alors je fais quelques (brèves) recherches et, comme son univers me plaît, j'accepte volontiers son invitation.

J'achète tout d'abord son premier livre, intitulé Hier encore, c'était l'été. Je devrais avoir honte, mais je ne l'ai pas encore lu ... mais vous savez que ma PAL est immense :) 

Il y a quelques semaines, sur sa page Facebook, Julie propose à des blogueurs/blogueuses de recevoir son dernier "bébé" en échange d'une critique. Vous imaginez bien que je n'hésite pas une seule seconde ...Le livre met quelques semaines à arriver dans ma boîte aux lettres. Les méandres de la poste sont toujours et resteront à jamais un mystère pour moi.

Bref, j'ai enfin ce livre entre les mains et je m'empresse de le lire.

En le commençant, je me rends compte qu'il est la suite, si je peux dire cela ainsi, de Hier encore, c'était l'été, que je viens de mentionner. Soit, je décide de continuer la lecture de celui-ci, je ferai les choses à l'envers; après tout, ce n'est pas la première fois, n'est-ce pas? (sourire)

Alexandre et Marco sont des amis d'enfance, ils connaissent (presque) par coeur. Alexandre est marié à Sophie et, ensemble, ils ont deux adorables bambins, dont Nathan, qui est asthmatique à un degré assez grave. La vie n'est pas toujours rose .... Marco est célibataire mais fréquente Pénélope. Il dit ne pas l'aimer, elle l'aime profondément et veut un enfant de lui. 

Jusque là, l'histoire semble idyllique. Sauf que ... et bien oui, il y a un "mais". Un évènement aussi inattendu que dramatique va chambouler la vie de tous les protagonistes. L'histoire en elle-même? Je vous laisse la découvrir. C'est un livre très sympathique à lire, vraiment! Ce n'est pas le genre de livre que je lis habituellement, mais j'ai aimé, beaucoup aimé! C'est drôle, touchant, amusant, réaliste, fantaisiste, et surtout c'est bien écrit! Ce qui est un point positif de plus. 

En quatre mots, je vous le recommande. Bonne lecture :)







Julie de Lestrange, Danser encore, Editions Mazarine, 2017, 269 pages

mercredi 4 octobre 2017

Lars Kepler - L'hypnotiseur

L'été dernier, j'avais lu Désaxé des mêmes auteurs. J'avais eu quelques difficultés à bien cerner le personnage de l'inspecteur Joona Linna car celui-ci, personnage récurrent des œuvres du couple suédois, a une vie mouvementée tant au niveau personnel qu'au niveau professionnel.

Il fallait donc que je commence par le début et c'est la raison pour laquelle j'ai lu ce livre.

A priori, l'intrigue est passionnante: un meurtre particulièrement sordide et sanglant a lieu et l'inspecteur Linna enquête. Il demande à un psychiatre, Eric Maria Bark, d'examiner Jozef, unique survivant de la tuerie qui a décimé sa famille. Le but est de l'hypnotiser pour qu'il puisse livrer le plus d'informations possible à la police. Oui, mais voilà ... Eric Maria Bark n'est pas très enthousiaste à l'idée d'hypnotiser à nouveau; sa dernière expérience a été un véritable fiasco.

L'enquête se dirige également vers Evelyn, la sœur de Jozef.

Lequel des deux ment? Lequel des deux est l'assassin? Joona Linna ne tarde pas à découvrir la vérité, aux alentours de la 100e page, déjà! 

Intéressant n'est-ce pas? Malgré cela, et malgré son titre, ce livre ne m'a pas du tout hypnotisée ...

A partir de la page 200 environ, les choses deviennent enfin intéressantes: Benjamin, le fis d'Erik est enlevé et Jozef s'évade de l'hôpital ... Est-ce le second qui a enlevé le premier? ou est-ce quelqu'un d'autre? 

Le rythme de l'histoire s'emballe un peu, devient plus intense, mais retombe comme un soufflé pas suffisamment cuit. On fait un bond en arrière de dix ans, on suit Erik dans ses errements hypnotiques, avec des patients un peu, voire totalement, barrés ... Cette parenthèse apporte des éléments utiles à l'histoire mais, encore une fois, est bien trop longue!
  
En résumé, et malheureusement, j'ai retrouvé dans ce livre tous les travers que j'avais découverts dans le premier livre lu. Celui-ci dépasse les 500 pages, mais je pense que la moitié d'entre elles pourraient être évitées.

Il me reste un livre de ces auteurs dans ma PAL, je n'en achèterai pas d'autres. Dommage.







Lars Kepler, L'hypnotiseur, Editions Actes Sud, 2010, 510 pages




dimanche 30 juillet 2017

Désiré Baudru - Sexus cinematographicus, les amours secrètes du cinéma français

Le titre est alléchant, le sous-titre l'est encore plus.

Croyant qu'il s'agissait d'un livre semblable à Sexus politicus que j'avais lu il y a quelques années, je n'ai pas hésité à l'acheter.

Pourtant, ce livre n'est pas vraiment une "étude", mais plutôt une liste, non exhaustive, des stars du cinéma français (de toutes époques et de tout genre) et de leurs histoires, ou supposées telles.

Parfois j'avais l'impression de lire un journal à sensations, sans trop de sensation et sans photo.

Bonne lecture! 
 






Désiré Baudru, Sexus cinematographicus, Editions Nouveau Monde, 2016, 256 pages






vendredi 9 juin 2017

Tanguy Viel - Article 353 du code pénal

Martial Kermeur a été arrêté par la police après avoir jeté à la mer Antoine Lazenec, promoteur immobilier de son état.

Jusque là, rien de bien original me direz-vous ... et pourtant!

Ce roman nous entraîne dans une atmosphère de huis clos entre le juge et l'inculpé, une sorte de "Garde à vue" revisitée, moderne. Je parle ici du chef d’œuvre de Claude Miller. 

Tout au long des 174 pages, l'auteur nous emmène dans la vie de Martial Kermeur. Il explique, au fur et à mesure, les raisons qui ont pu le mener à un tel drame: son divorce tout d'abord, difficile; la garde son fils Erwan, qui n'est pas simple non plus; le licenciement dont il a fait l'objet, toujours difficile à supporter quelle qu'en puisse être la raison et enfin le projet immobilier de Lazenec, qui laissait miroiter monts et merveilles et qui s'est soldé par un échec.

Ces échecs ont mené Kermeur au pire ... 

Chaque chapitre est haletant; même si cela peut sembler un peu lent étant donné qu'il s'agit, comme déjà mentionné, d'un genre de huis clos, il y a une intensité et une émotion rares dans les mots et les phrases de l'auteur. Chaque mot sonne juste et donne vie à cette histoire. Ce roman est incroyablement bien fichu!

J'ai savouré chaque minute de lecture et cela faisait bien longtemps que cela ne m'était plus arrivé!

Ce livre est une magnifique découverte... 

Bonne lecture à tous!








Tanguy Viel, Article 353 du code pénal, Les Editions de minuit, 2017, 174 pages

lundi 29 mai 2017

Tonvoisin Depalier - Vivre avec des cons

Je ne suis pas allée plus loin que la page 32 ... 

Autant j'avais beaucoup ri avec Travailler avec des cons, autant là j'ai dû arrêter la lecture ... 

Dommage!





Tonvoisin Depalier, Vivre avec des cons, Editions Privés (Michel Lafon), 2008, 146 pages

mardi 16 mai 2017

Jean-Marc Ceci, Monsieur Origami

Voici un autre livre qui avait attiré mon attention par l'engouement de certains lecteurs dont je consulte les blogs.

Il s'agit sans doute de ma lecture la plus rapide, c'est-à-dire environ 30 minutes pour 157 pages. 

Je pense que je n'ai pas saisi la portée poétique de ce roman qui ne m'a ni touchée, ni émue, ni bouleversée, que du contraire. 

En refermant le livre, je me suis dit "tout ça pour si peu?"

Ce n'est pas un mauvais livre, c'est un livre beaucoup trop court! (certaines pages ne font que 3 lignes) et surtout très simple pour ne pas dire simpliste.

L'histoire? Ah oui il y a quand même une histoire: Kurigoku tombe amoureux fou d'une italienne. Il a 20 ans et part pour la Toscane, il l'attendra en faisant des origami ... 
 






Jean-Marc Ceci, Monsieur Origami, Editions Gallimard, 2016, 157 pages

dimanche 29 janvier 2017

Minna Lindgren - Les petits vieux d'Helsinki mènent l'enquête

La couverture me plaisait, le quatrième de couverture également, mais l'histoire m'a un peu moins plu.

A priori, des personnes âgées (moyenne d'âge: 90 ans env) souffrant de pertes de mémoire, de problèmes de tension artérielle et autres bobos, qui mènent l'enquête dans leur maison de repos, cela avait tout pour me plaire également!

Je dis bien "a priori" parce que, en fait, je me suis plutôt ennuyée. 

Les premiers chapitres se lisent assez rapidement car il s’agit de la mise en place de l'histoire, mais au fur et à mesure des pages, je me suis lassée ... A un point tel que les 80 dernières pages, je n'ai lu qu'une ligne sur trois (à peu près) et que j'ai quand même compris l'intrigue... 

Au début de la lecture, je me suis dit que j'allais également lire les deux tomes suivants, mais finalement celui-ci suffira.

Le livre est certes bien écrit et très bien traduit, mais cela tire en longueur .. Je pense connaître le plan du tram d'Helsinki par cœur maintenant, d'autant que c'est une ville que j'ai déjà eu la chance de visiter et que quelques endroits me rappelaient de bons souvenirs.

Soit, une lecture sympathique, mais sans plus...






Minna Lindgren, Les petits vieux d'Helsinki mènent l'enquête, Editions Calman-Levy, 2015, 348 pages